ELECTIONS MUNICIPALES : Le PORT
Réponses des candidats

Le 24 février 2008, le bureau de l'association a adressé le message ci après aux candidats aux élections municipa les, voici leurs réponses.
Message:
"L'Association Loisirs Nautiques de Sarzeau qui organisent des activités nautiques à Sarzeau comptent en moyenne 130 adhésions (familles) tous propriétaires d'un bateau mouillé dans le port de Saint-Jacques et 20 adhérents commerçants locaux ou propriétaires d'un chantier naval.
Lors de l'Assemblée Générale en juillet 2007, les adhérents ont voté favorablement pour le réaménagement du port (port à seuil).
Vous pouvez aller consulter l'avis des adhérents sur le site de l'Association
www.aln-sarzeau.com , rubrique "enquête PORT".
Quelle est votre position quant à l'aménagement du port selon l'étude déjà réalisée en 2002?.
Respectueusement
le Bureau de l'Association"
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Réponse de "Au Coeur de Sarzeau" : Réponse du 6 mars 2008
Aux membres de l'Association Loisirs Nautiques de Sarzeau,
C’est avec plaisir et un peu de retard que l'équipe d"Au Coeur de Sarzeau" vous communique sa réflexion et sa position sur l'aménagement du port de Saint-Jacques. La réflexion porte sur les atouts et les points faibles du port ainsi que sur l'étude effectuée, en 1998, par le Service technique central des ports maritimes et voies navigables. La position de notre équipe découle naturellement de l’analyse de ces éléments.
Les atouts du port :
- bon abri dans une anse naturelle, par vent de secteur SW à N,
- accès maritime facile ;
- cadre agréable, ambiance familiale,
- plages à proximité ;
- promenades pédestres faciles le long du littoral ;
- existence d’une « supérette » dans le village ;
- seul port de Sarzeau sur la façade atlantique.

Les points faibles du port :
- port d’échouage rendant obligatoire le béquillage pour les quillards ;
- horaires d’entrées et de sorties limités selon le tirant d’eau, la place dans le port et l’amplitude de la marée;
- envasement du port, dépôt d’algues, corrosion des bateaux, odeur nauséabonde à basse mer ;
- le type d’amarrage imposé rend les manœuvres d’appareillage et d’arrivée délicates ;
- utilisation de la grue conditionnée par la hauteur d’eau ;
- absence de services techniques sur place (shipchandler, mécanique marine…) ;
- manque de transport collectif entre St Jacques et le bourg de Sarzeau ;
- peu de réserve foncière ;
- accès routier proche de la saturation en pleine saison estivale.

L’étude d’aménagement du port de Saint-Jacques réalisée en 1998 portait sur plusieurs hypothèses de construction d’un port à seuil avec porte abattante. Elle concluait à leur faisabilité maritime. Les diverses solutions envisagées apportaient les améliorations suivantes à la situation que nous connaissons : bassin toujours à flot, meilleur confort des plaisanciers, manœuvres facilitées, utilisation des engins de manutention indépendante de la marée, meilleures conditions de travail pour les chantiers nautiques, attractivité accrue du port pour les promeneurs…

Par contre, aucune étude n’a été faite sur l’impact environnemental des divers scenarii proposés. Ce sont donc les répercussions de ce qu’il faut bien appeler un nouveau port sur la circulation automobile, le stationnement des véhicules, l’envasement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des nouveaux ouvrages, la modification éventuelle des courants marins, l’existence des pollutions induites par la vie à bord des bateaux, etc., qui n’ont pas été appréhendées…

La position d’Au Cœur de Sarzeau
Vous comprendrez qu’au Cœur de Sarzeau ne peut choisir telle ou telle option d’une étude incomplète.

Notre équipe est favorable à la modernisation du port actuel sans augmenter son emprise et en lui gardant son caractère familial afin que tous les riverains et usagers du littoral y trouvent leur compte, sans exclusion et en toute équité.

Notre démarche sera la suivante :
- poursuite du dialogue entamé avec toutes les associations intéressées par le projet dans la sérénité, le respect de tous et sans passion excessive ;
- réactualisation de l’étude de 1998 (coûts des travaux , tarifs des places, infra-structures…) ;
- étude des impacts environnementaux énumérés ci-dessus;
- examen des diverses solutions proposées ;
- présentation à la population d’un projet qui gardera les atouts actuels du port, recueil des avis puis décision.

En espérant avoir répondu à votre attente toute l’équipe Au Cœur de Sarzeau vous prie d’agréer l’assurance de ses meilleurs sentiments.


Voici un commentaire de notre président suite à la réunion électorale de Yannick KERIGNARD du vendredi 29 février 2008, tête de liste Au Coeur de Sarzeau,
"Lors de la réunion éléctorale à Saint-Jacques le 29 février, la question du réaménagement du port a fait l'objet de nombreuses questions, à tel point que Yannick KERIGNARD, tête de liste de Au Coeur de Sarzeau, a trouvé qu'il y avait peut-être d'autres sujets à débattre.Ce sujet manifestement le gêne. Le candidat a dit qu'il était adhérent de l'Association SOS St Jacques. Quand on connait la position de cette Association sur le sujet: NE TOUCHE PAS A MON PORT, il y a du souci à se faire. Mais, comme en politique il faut ratisser large, la réponse est en demi teinte. Nous ressortirons le dossier immédiatement après les éléctions (si nous sommes élus), relancerons une étude en tenant compte
de tous les aspects, nous consulterons la population.
Là encore malheureusement, pas de volonté bien affirmée d'aller au bout du projet.


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Réponse de "Agir Ensemble pour Sarzeau: le 4 mars 2008

Pour faire suite à l’interrogation des membres de votre association sur l’aménagement du Port de Saint Jacques, voici la position de notre liste « Agir Ensemble pour SARZEAU » : Le port de Saint Jacques doit être modernisé, sécurisé et réaménagé. Ce réaménagement doit se faire dans l’emprise actuelle du port telle que définie au Plan d’occupation des sols et au traité de concession entre le département du Morbihan et la commune de Sarzeau. Ceci doit se faire dans la concertation avec tous les acteurs : plaisanciers, habitants de Saint Jacques, professionnels, associations, Conseil Général, etc. Préalablement à tout réaménagement, il nous semble nécessaire de mener les études nécessaires ou de les compléter pour certaines en prenant en compte tous les éléments, à savoir : circulation automobile générée, parking, courants marins, sédiments, prix d’utilisation, jeux de boules, etc. Plusieurs scénarii pourront être définis en prenant également en compte l’étude de 2002. En fonction de l’option qui sera envisagée, il sera nécessaire d’aborder le thème de la concession et de la gestion. La concession doit-elle restée communale jusqu’en 2025 ainsi que la gestion. Faut-il rétrocéder la concession en fonction des investissements à réaliser ?

Nous n’avons sur ces sujets aucun a priori et aucun tabou mais la volonté de faire aboutir ce dossier dans des délais raisonnables. Il n’y a pas non plus un caractère d’urgence absolu et nous espérons que la raison prendra le pas sur la passion, ce qui sera plus propice à l’élaboration d’un dossier de qualité.
En espérant avoir répondu à vos attentes, je vous prie de croire, à l’expression de mes sentiments distingués.

David LAPPARTIENT
Agir Ensemble pour Sarzeau


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Réponse de "SARZEAU AUTREMENT" : le 13 mars 2008, "Sarzeau Autrement" nous a répondu :
"....c'est dans le cadre des réunions publiques à St Jacques que nos réponses ont été apportées, pour que tous les adhérents potentiels de l'association et toutes les personnes concernées plus particulièrement par la question en soit informées. Nous n'avions en effet aucunement la volonté d'utiliser les supports électroniques ou autres des associations pour notre campagne."
Donc pas de réponse!

Claude DESMOINEAUX nous fait parvenir ses commentaires sur les positions de "SARZEAU AUTREMENT" -
"Je fais partie de cette liste que j'ai rejoint sur un projet qui avait, entre autres, pour principe que les associations seraient considérées comme des partenaires et que rien ne se ferait sans concertation.
Je n'avais, jusqu'à ce moment, connaissance d'une "position" sur l'aménagement du port que via une déclaration de principe, remise à tous les membres, dont la teneur se voulait positive, parlant de compléments d'étude et de concertation avec les associations concernées: d'où ma surprise (restons calmes) devant les propos de l'orateur qui fit une réponse du style: "on ne touchera à rien mais on a des idées".
Je m'en suis ouvert à mes colistiers et ai pu constater que les positions étaient variables, entre favorable au réaménagement (au moins moi), neutres (car découvrant leur méconnaissance de la problématique), à hostiles (crainte de la gestion par la SAGEMOR annoncée comme "grand méchant loup", refus de l'augmentation des redevances), voire dogmatique.
J'ai fait valoir à Yannick Le GOFF, tête de la liste, un certain nombre d'arguments. Sa position depuis est plus nuancée et documentée (voir le Télégramme du vendredi 22 février).
Une réunion ce mercredi 27 sur le sujet des ports et mouillages m'a paru confirmer ces positions.
Mes arguments étaient les suivants :
En dehors du fait que je suis personnellement favorable à ce que certains s'acharnent à appeler EXTENSION, laissant croire à la possibilité d'un "Crouesty-bis" alors que l'emprise resterait inchangée, je voudrais rappeler :
" Que contrairement à ce qui fut dit ce port appartient au Département et que seule une concession d'exploitation RÉVOCABLE l'a confié à une commune qui l'a laissé en plan se contentant, avant que nous (conseil portuaire) n'y mettions un terme, de pomper les excédents au profit du Logeo, port communal.
" Que ce port est budgétairement autonome et doit équilibrer ses charges (amortissements et fonctionnement) par les seules contributions des usagers, donc coût ZERO pour la commune, mais aussi importance à accorder aux"clients" pour donner leur avis même si le principe "qui paie est maître" n'est pas de mise à 100%.
" que le conseil municipal (version Yves Borius) a voté une délibération en décembre 2000 renonçant à cette concession (dans l'optique du réaménagement) et qu'aucune nouvelle délibération n'est venu infirmer la précédente
" Que cela a permis au Département de lancer des études sur la courantologie, la sédimentologie et l'impact écologique du projet. Ces études arrêtées par la volonté de Monsieur Bénéat de tuer le projet, ont repris depuis que le conseil portuaire s'est déclaré majoritairement favorable et seraient à nouveau en "stand-by" depuis le refus de vote au conseil municipal de décembre 2007
" Que seul un réaménageant permettrait, sans extension, d'offrir des places (dont le nombre est à déterminer) à une liste d'attente plus longue que celle des usagers actuels, et que l'on peut toujours, dans l'étude, en déterminer le nombre souhaitable en fonction de critères locaux et économiques.
" que la sécurité des bateaux en cas de mauvais temps n'est pas assurée, même avec des apparaux "communaux" et que des compagnies d'assurances refusent désormais de couvrir ce type de dommages suite aux sinistres des dernières années
" Que le vieillissement des usagers (conforme à celui des habitants de la presqu'île) fait qu'il y aura un jour des morts par noyade à cause des risques liés à l'utilisation des annexes (j'en ai déjà repêché 2 en 4 ans).
" Que proposer de faire draguer la vase par les pêcheurs relève de la plaisanterie ou de la cosmétique.
" Qu'en dehors des pontons d'embarquement, envisager pontons et cat-ways dans un port asséchant fait intensément rigoler tout le monde
" Que le personnel du port prend des risques pour assurer l'entretien des mouillages dans parfois près d'un mètre de vase sans cesse renouvelée
" qQue ce personnel, consulté par les membres du conseil portuaire, est favorable au changement de concessionnaire et donc d'employeur
" qQue le conseil portuaire a travaillé depuis plusieurs années sur le projet soumis au conseil municipal.
" Que sur deux conseillers actuels membres de la liste, l'un connaît parfaitement ce travail que l'autre, suppléant d'un titulaire qui n'y a jamais assisté, devrait aussi connaître
" Que c'est mépriser le travail de gens d'horizons et opinions diverses qui ne sont pas tous des nantis (dit-on encore ploutocrates qui se sont investis dans la recherche de solutions.
" Que le conseil portuaire s'est déclaré favorable à la rétrocession au département de la gestion à l'unanimité des présents ,sauf deux voix contre 8 et une abstention. Ce vote fut effectué sans les membres du conseil municipal - sauf un - et du département qui voulaient ainsi connaître l'opinion des représentants des membres élus par les usagers, les professionnels de la pêche (Usagers du port) et les professionnels du nautisme
" Que la commune n'a pas les moyens financiers de faire même l'étude préalable que seule la puissance financière du Conseil Général permet d'envisager
" Qu'il n'appartient pas à la commune de faire des travaux sans l'accord du propriétaire (hors entretien)
" Que ces travaux sont obligatoirement amortis par le biais de droits perçus, les non-usagers n'ayant pas à supporter les coûts des loisirs des usagers.
" Que la mutualisation des amortissements via le Département sur l'ensemble des ports serait seule à même de financer les travaux en évitant des redevances prohibitives
" Que s'abriter derrière le concept de bateaux-ventouses n'est pas plus sérieux que de déplorer l'existence de voitures particulières faisant moins de 2000 km par an ou l'existence de résidences secondaires utilisée quelques semaines par an, de façon absolument légale: c'est une constante dans tous les ports.
" Que le problème de parking peut être résolu par le transfert, sur un terrain plus grand, mieux visible et en supprimant les nuisances de l'été, face au centre commercial. Cela permettrait de pouvoir utiliser la surface libérée pour des parkings et les installations obligatoires de mise en conformité pour le recueil des eaux "noires" et produits dangereux.
" Que, enfin, les chantiers consultés, travaillant autant sur le golfe qu'à St Jacques, n'ont pas confirmé d'intérêt à s'implanter sur le port.
Voilà. J'ajoute que si une position dogmatique de refus de l'étude était par la suite adoptée, quelque soit la liste élue, nous pourrions toujours nous mobiliser pour demander au Conseil Général d'acter la délibération de renoncement de décembre 2000 non abrogeable unilatéralement, ou de décréter l'intérêt public et de reprendre la gestion.
Concernant la liste que je soutiens, la position exprimée depuis par Yannick Le GOFF dans le Télégramme du 22 février, me semble aller prudemment dans le bon sens.
" Une partie de la population n'est pas mêlée à ce projet ou peut-être n'a pas été informée. Le dossier date de 1999 et nous sommes en 2008, les choses ont évolué. Les constructions effectuées depuis ont pu priver le port de zone de parking. L'accroissement des mouillages crée un regain de véhicules qu'il faut canaliser tant sur le plan des emplacements que sur la zone de circulation, qui aujourd'hui est réduite à une seule route. Les infrastructures sont à repenser. Pour 100 bateaux, c'est un emploi créé, mais nous ne voulons pas d'un parking à bateaux. Ce projet peut tout à fait voir le jour si la consultation est positive. Une implantation des sols sera indispensable, avec une étude sur le creusement et le désenvasement. Cela relève d'une étude globale avec un impact élargi pas seulement à Saint-Jacques mais sur les autres communes : circulation, transfert des bateaux pour gardiennage. Nous veillerons au respect de l'environnement des habitants proches de ces zones ".
Une réunion électorale aura lieu à St Jacques le mardi 4 mars à 18h30 au restaurant "le Win Chester" et je vous invite à vous y faire rendre et si nécessaire, vous faire entendre.
Enfin, j'ai pu apprécier, lors d'un entretien musclé avec un certain Pubert, se disant mandaté par l'association SOS St Jacques pour menacer les listes qui toucheraient au Port de St Jacques dans sa forme actuelle, que ses arguments relevaient du plus strict désintéressement personnel et prenaient en compte les nuisances parfois difficilement supportables subies par les riverains, je cite:
" "Moi, j'habite en hauteur et je ne sens rien et je ne veux pas que ce que je vois de chez moi change"
" "Si ça pue la merde en bas et que vous n'aimez pas ça, vous n'avez qu'à déménager"